Les Coliques de 3 mois ou «l’arrivée sur terre»



Il y a eu d'innombrables tentatives pour expliquer l'apparition de coliques de 3 mois. Dans les premiers mois de leur vie, les bébés ont tendance à être plus agités et à pleurer plus souvent au cours de l’après-midi : ce nom malheureux a été créé pour expliquer cela. En entendant le mot COLIQUE, les gens le lient immédiatement à l'idée que quelque chose ne va pas dans l'estomac de l'enfant. Beaucoup de recherches ont été faites sur ce sujet, mais chacune avec des résultats bien différents. Néanmoins, une chose est claire pour tout le monde: ce n'est pas une maladie, donc les analgésiques, antispasmodiques etc…  sont rarement bénéfiques.

Personnellement, je pense à une approche différente. Etes-vous déjà retourné à la vie citadine après quelques jours de vacances tranquilles dans les montagnes ou sur une plage isolée? Avez-vous alors perçu consciemment toutes les différentes impressions, bruits et foules de personnes? Pour un bébé, c’est sûrement une expérience similaire. Après avoir passé 9 mois dans un endroit chaleureux, aux mouvements berçant et bien calme. Un endroit où tout était conçu pour lui: pas besoin de boire ou de déféquer, pas besoin non plus de détecter et d’exprimer ses besoins. Après la naissance, tout change. Il y a des vêtements qui touchent sa peau de façon si peu familière; des sons et des bruits qui arrivent à ses oreilles pour la première fois; et soudain, le lait s'écoule dans son tractus gastro-intestinal et la digestion commence. Lumières, ombres et bien plus se sont révélées à ses yeux. Ces nouveaux êtres humains ont besoin d'un peu de temps pour traiter toutes ces impressions peu familières et peu à peu apprendre à les apprécier.

Une voix aimante et familière, être porté et tenu à proximité des parents ou de ses frères/sœurs, tout ceci aide le bébé à s’adapter au nouveau rythme de sa vie. Alors, me demanderiez-vous, où est-ce que je vais vous mener avec ça?

Peut-être devrions-nous commencer par mettre le terme «colique» dans un coin et le remplacer par «l’arrivée sur terre». L’enfant nécessite moins de médicaments, mais plutôt de soin et de tranquillité. Ensuite, le bébé pourra se détendre et apprendre à gérer tous ces nouveaux stimuli. Il est souvent plus efficace d'attendre quelques minutes tranquillement et d'être près de l'enfant sans prendre d'autres mesures. En retour, nous pourrions comprendre et lire leurs pleurs de mieux en mieux et ensuite prendre des mesures ciblées, par exemple: les nourrir, changer la couche ou les mettre au lit.

Si nous soutenons nos enfants dans ses efforts pour s'installer sur terre en étant simplement avec eux, en offrant une compagnie aimante, nous les encouragerons dès le début à se tenir «debout». Cependant, si nous comptons toujours sur les médicaments, les molécules, etc., nous démontrons une dépendance à l'égard de ces produits médicaux. Évidemment, tout le monde utilise occasionnellement ces aides supposées. Néanmoins, je voudrais vous encourager à essayer d’en retarder l'utilisation. Avec cet amour de «ne rien faire», votre enfant apprend dès son plus jeune âge que vous avez confiance en sa capacité à s'adapter à la vie sur terre, pas à pas, et mieux de jour en jour.

Quels sont les aspects rassurants ? 
L’enfant peut être apaisé et tenu dans vos bras; l'enfant a bien bu ce jour-là; gain de poids approprié; excrétion régulière.

Quand devriez-vous contacter votre médecin ?
L'enfant refuse de boire; fièvre sans cause évidente; pas de gain de poids, ou si vous êtes autrement préoccupé par la santé de votre enfant.



Regula Ziegler
Pédiatre à Zurich

Je travaille depuis 25 ans en tant que pédiatre. Les enfants et tout ce qui les concerne ont toujours eu pour moi un rôle prépondérant. Pendant de nombreuses années d’exercice dans mon propre cabinet puis en tant que mère de trois filles travaillant à temps partiel, j’ai pu faire les expériences les plus diverses. Dans la vie de famille, la beauté des enfants se couple avec l’épuisement qu’entraîne le rôle de parent. J’ai découvert le yoga à la recherche d’un équilibre. Mon quotidien se tisse à présent de l’énergie tirée de ma famille, de mon travail au cabinet et du yoga qui me porte et me donne un sentiment de bien-être. 






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Rédigé le  25 oct. 2017 13:10 dans Conseils de nos Spécialistes  -  Lien permanent

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